Danse plasticienne: ACCOLADE
Chorégraphie Micheline Lelièvre, dansée par Lisiane Michel et Micheline Lelièvre.
« Achromes » de Ségolène Perrot, plasticienne
Photographies plasticiennes Fabienne Leloup
L’accolade a deux sens qui conviennent tout à fait à cette création qui unit intimement deux disciplines, la danse et les arts plastiques.
Le signe typographique sert à encadrer, rassembler plusieurs données dans ce qu’elles ont de commun. C’est ce qui est en jeu dans ce travail : de nos pratiques personnelles croiser ce qui sert à nourrir l’imaginaire de l’autre et va donner une profondeur, une perspective plus ouverte, inattendue de nos œuvres.
Dans le sens de s’embrasser, c’est échanger autour d’images, de propositions que l’on apprécie, la communication qui s’instaure ouvrant un univers qui devient commun et chaleureux où chacune embrasse les propositions poétiques de l’autre.
Accolade a été construit en trois temps, la construction des achromes par Ségolène, la composition chorégraphique, puis la relecture photographique par Fabienne.
Le tout aboutissant à une œuvre spectaculaire appartenant à la rencontre des quatre artistes et qui donne une mise en abîme de l’espace, de la présence des corps.
Entre transparence, reflets, jeux d’ombre et de lumière, le corps est présent et projeté, créant une sorte de vertige. Ce que l’on voit n’est pas toujours ce qui est présent corporellement, les corps ont des tailles variables.
C’est un jeu constant d’apparaître et de disparaitre entre le réel et l’image, entre l’imaginaire et son incarnation.